Monthly Archives: February 2014

الشافيات/ Les guérisseuses / The Healers

المؤلف : عباس بيضون

(FRA)

Roman de l’écrivain libanais Abbas Baydoun, poète devenu écrivain suite à un accident de route (fauché par une voiture) qui l’a fait sombré dans le coma … Au réveil, il disait avoir perdu l’abilité d’écrire de la poésie. Il est ainsi passé à la prose.

Roman sans début ni fin : un homme d’âge moyen revient dans le village de son enfance, et les chapitres, court, sont une suite de souvenirs, entrecoupé par des scènes de l’instant présent, où il fait la connaissance d’une voisine divorcée. Histoires d’enfance, d’amitié, d’amour, tout est décrit dans le détail (y compris les scènes de sexe) qui se succèdent pour arriver à un point d’interrogation. Va-t-il se marier avec cette voisine ? On n’en sait rien, au lecteur de s’imaginer ce qu’il veut. La langue est assez facile, passé la difficulté première qui est que tous les dialogues sont écrits en dialecte libanais, et que les passages de narration pure, bien qu’écrits en langue classique, donne une impression de dialectal également.

Le titre vient d’un des personnages, la grand mère du narrateur qui vient de mourir, et qui avait une réputation de guérisseuse. Il n’y a pas d’autre personnages comme elle, mais le pluriel explique peut-être que l’auteur considère les autres personnages féminins comme des guérisseuses d’un autre genre. La quatrième de couverture se concentre sur l’histoire de la grand mère et de son combat contre les “religieux” (entendre, nos chers ennemis préférés dans les romans arabes : les salafistes), alors que cette histoire ne recouvre qu’un chapitre ou deux du livre en entier. Mais peut-être était-ce plus vendeur … !

Roman pour ceux qui aiment les histoires de village, pour découvrir la vie quotidienne de campagne au Liban, qui semble être à des mondes de la vie des villes, ou plutôt de la ville, Beyrouth, qui reste éloignée dans l’imaginaire des gens (alors que dans les faits, le pays est tout petit, et on peut faire un aller-retour n’importe où dans le pays à partir de Beyrouth en une petite journée).

(ENG)

Novel by lenbnese author Abbas Baydoun, ex-poet now novelist. After being hurt and suffering coma following a car injury, he woke up and was not able to write poetry again, according to him. So he started writing prose.

Novel with no end nor begining : a middle-aged man comes back to the village where he grew up, and the chapters are all bits and pieces of memories and present narrative events. He meets a divorcee neighbour wit whom he gets along. Childhood stories, friendships, lovers, everything is described in detail (even the sex scenes) and is narrated successively until the end of the book. But there is no end. Is he going to marry the neighbour ? Up to the read to decide what he would like to happen. The writing style is easy, once you get over the dialogues all written in the lebanese dialect. But the purely narrative parts of the book, even though the language in standard arabic, has a feel of dialect to it.

The title comes from one of the characters, the narrator’s grand mother who ha a reputation of being a traditionnal healer. No other character like her but the plural form might indicate that ofr the narrator all the female characters are different kinds of healers. The back cover only mentions the story of the grand mother fighting the “religious” guys (meaning our dear favorites bad guys in arabic novels, the salafis), but this story actually concerns only one or to chapters of the book … But I guess it was a better at catching the buyers’ interest.

Novel for people who like village stories, and who want to discover the life of rural Lebanon. In people’s minds, rural Lebanon that seems worlds away from the cities, in particular the city (Beirut), even though in reality one can come and go to any part of Lebanon from Beirut in less than a day.

كتاب لعباس بيضون الذي كان شاعرًا قبل حديث سيارة الذي أفقده قدرة الكتابة في الشعر فبدأ يكتب نثرًا. رواية بدون بداية ولانهاية عن رجل يعود الى قريته في لبنان ويتذكر طفولته … ويلتقي مع مطلقة يريد الزواج منها ولكن القارئ لن يعرف إذا يتم الزواج أم لا. رواية لمن يحب قصص القرى ويريد أن يكتشف حياة الريف اللبناني بعيد من المدن في أراء الناس مع أن البلد صغير … العنوان يعيد الى جدة الراوي التي كانت لها سمعة شافية في القرية ولكن استخدام الجمع قد يدل على أن الكاتب يعتبر الشخصيات اللأنثى الأخرى شافيات من نوع آخر.

على كل حال الكتاب مقدم في صفحة الغلف الورائي كقصة عن الجدة وحربها على “المتديني” أي الأشرار المفضلين في الروايات العربية وهم طبعًا السلفيون …. ولكن في الحقيقة هذه القصة تخص بعض الصفحات من الكتب فقط. “العودة الى القرية” كانت عنوانًا أكثر مناسبًا.

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رقص الظل الأخير / La dernière danse de l’ombre / The shadow’s last dance

المؤلف : رامي طويل

(FRA)

Petit livre assez rapide à lire (le niveau de langue n’étant pas trop dur). Publié cette année, c’est peut être l’un des seuls romans syriens (auteur syrien, histoire se déroulant à priori en Syrie) qui n’aborde pas la guerre actuelle. L’histoire semble se passer avant, en temps de paix, même si la pression se faire sentir, et augmente au fur et à mesure.

Histoire entrecroisées de divers personnages qui viennent à partager des moments plus ou moins long de leur vie. Ils gravitent tous autour de la tranche intellectuelle et artistique de la population. L’un est poète, l’autre photographe, l’autre médecin … Tranches de vie qui se terminent de façon plus ou moins triste, mais qui se terminent “écrasées” par la censure politique, dont le centre nerveux est perçu comme lointain tout d’abord, mais dont la présence se fait de plus en plus lourde. Elle commence par un exécution sommaire que tout le monde essaie d’oublier, mais qui reste imprimée dans les mémoires … Puis s’ensuit divers faits, ou des souvenirs qui reviennent à la surface, qui viennent renforcer ce contrôle venu de partout et de nulle part : pas de noms, pas de lieux précis, mais des limites invisibles qui se mettent en place dès que les personnages essaient de les franchir.

On a au final l’impression que la plupart des histoires personnelles de ces personnages pourraient se dérouler dans n’importe quel pays, et certains d’entre eux s’accommodent bien de l’environnement politique, puisque leurs désirs leur nécessite pas de franchir les limites, mais d’autres se retrouvent avec les ailes coupées. Certains essaient de fuir “dans leur tête”, d’éviter le problème comme ils peuvent. Et sans dire qu’ils vivent mal, il vivent “en dessous” de leurs capacités, comme l’illustre l’interdiction finale d’une exposition conjointe de l’oeuvre de plusieurs artistes.

Illustration de la vie intellectuelle dans une ville côtière syrienne avant la guerre, en somme …

(ENG).

Small book, easy to read somewhat (the vocabulary is not very hard). Published this year, it might be on of the few recent syrian novels not dealing with the current war. The story takes place before the war, even though you can feel the pressure building up.

It’s more or less chunks of people’s lives that get entangled with each other. They all belong to the cultural elite of the country : there’s a poet, a doctor, a photographer … It doesn’t end up very well (though not very badly either), these lives finish crushed by censorship. This repressive power is first perceived as distant, both in memory and space, but it’s there, and it grows ever closer. It begins with an unexplained excecution, and then some memories people try to suppress, but facts and realities become more real, and this sense of being watched grows. There is no specific names other than the characters’ first names, but everytime these characters try to overstep the invisble limits, they are bounced off.

In the end these stories could happen anywhere, they’re pretty standard, and some of the characters even seem to get along well with their imposed boundaries, but others find themeselves cut short in their desires. Some of them try to escape mentally … Though you can’t really say they live in horrid conditions, they definitely live “under” their possibilities, as the final scene illustrates, when the artists’ work is replaced by governmental approved work for an special exhibit.

All in all, it’s a picture of the intellectual life on a coastal city in Syria …

قصة عن الحياة الثقافية في سورية قبل الحرب الحالية … شخصيات تحاول أن تعيش ضمن قمع سياسي وثقافي خفيفا نوعا ما في البداية ولكن تكبر خلال السنوات وتنتهني في حذف أعمال الفنانين في معرض كانوا يتهيئون له خلال الكتاب. فنفهم أن الحياة كان ممكنة قبل الحرب ولكن السعر كان عاليًا أحيانًا وكنتَ تعيش في درجة أقل من امكانياتك الحقيقية اذا كنت من أهل الفن …

على العموم هذا الكتاب الصغير هو سهل القراءة للمتعلمين في اللغة العربية مثلي …

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