الشافيات/ Les guérisseuses / The Healers

المؤلف : عباس بيضون

(FRA)

Roman de l’écrivain libanais Abbas Baydoun, poète devenu écrivain suite à un accident de route (fauché par une voiture) qui l’a fait sombré dans le coma … Au réveil, il disait avoir perdu l’abilité d’écrire de la poésie. Il est ainsi passé à la prose.

Roman sans début ni fin : un homme d’âge moyen revient dans le village de son enfance, et les chapitres, court, sont une suite de souvenirs, entrecoupé par des scènes de l’instant présent, où il fait la connaissance d’une voisine divorcée. Histoires d’enfance, d’amitié, d’amour, tout est décrit dans le détail (y compris les scènes de sexe) qui se succèdent pour arriver à un point d’interrogation. Va-t-il se marier avec cette voisine ? On n’en sait rien, au lecteur de s’imaginer ce qu’il veut. La langue est assez facile, passé la difficulté première qui est que tous les dialogues sont écrits en dialecte libanais, et que les passages de narration pure, bien qu’écrits en langue classique, donne une impression de dialectal également.

Le titre vient d’un des personnages, la grand mère du narrateur qui vient de mourir, et qui avait une réputation de guérisseuse. Il n’y a pas d’autre personnages comme elle, mais le pluriel explique peut-être que l’auteur considère les autres personnages féminins comme des guérisseuses d’un autre genre. La quatrième de couverture se concentre sur l’histoire de la grand mère et de son combat contre les “religieux” (entendre, nos chers ennemis préférés dans les romans arabes : les salafistes), alors que cette histoire ne recouvre qu’un chapitre ou deux du livre en entier. Mais peut-être était-ce plus vendeur … !

Roman pour ceux qui aiment les histoires de village, pour découvrir la vie quotidienne de campagne au Liban, qui semble être à des mondes de la vie des villes, ou plutôt de la ville, Beyrouth, qui reste éloignée dans l’imaginaire des gens (alors que dans les faits, le pays est tout petit, et on peut faire un aller-retour n’importe où dans le pays à partir de Beyrouth en une petite journée).

(ENG)

Novel by lenbnese author Abbas Baydoun, ex-poet now novelist. After being hurt and suffering coma following a car injury, he woke up and was not able to write poetry again, according to him. So he started writing prose.

Novel with no end nor begining : a middle-aged man comes back to the village where he grew up, and the chapters are all bits and pieces of memories and present narrative events. He meets a divorcee neighbour wit whom he gets along. Childhood stories, friendships, lovers, everything is described in detail (even the sex scenes) and is narrated successively until the end of the book. But there is no end. Is he going to marry the neighbour ? Up to the read to decide what he would like to happen. The writing style is easy, once you get over the dialogues all written in the lebanese dialect. But the purely narrative parts of the book, even though the language in standard arabic, has a feel of dialect to it.

The title comes from one of the characters, the narrator’s grand mother who ha a reputation of being a traditionnal healer. No other character like her but the plural form might indicate that ofr the narrator all the female characters are different kinds of healers. The back cover only mentions the story of the grand mother fighting the “religious” guys (meaning our dear favorites bad guys in arabic novels, the salafis), but this story actually concerns only one or to chapters of the book … But I guess it was a better at catching the buyers’ interest.

Novel for people who like village stories, and who want to discover the life of rural Lebanon. In people’s minds, rural Lebanon that seems worlds away from the cities, in particular the city (Beirut), even though in reality one can come and go to any part of Lebanon from Beirut in less than a day.

كتاب لعباس بيضون الذي كان شاعرًا قبل حديث سيارة الذي أفقده قدرة الكتابة في الشعر فبدأ يكتب نثرًا. رواية بدون بداية ولانهاية عن رجل يعود الى قريته في لبنان ويتذكر طفولته … ويلتقي مع مطلقة يريد الزواج منها ولكن القارئ لن يعرف إذا يتم الزواج أم لا. رواية لمن يحب قصص القرى ويريد أن يكتشف حياة الريف اللبناني بعيد من المدن في أراء الناس مع أن البلد صغير … العنوان يعيد الى جدة الراوي التي كانت لها سمعة شافية في القرية ولكن استخدام الجمع قد يدل على أن الكاتب يعتبر الشخصيات اللأنثى الأخرى شافيات من نوع آخر.

على كل حال الكتاب مقدم في صفحة الغلف الورائي كقصة عن الجدة وحربها على “المتديني” أي الأشرار المفضلين في الروايات العربية وهم طبعًا السلفيون …. ولكن في الحقيقة هذه القصة تخص بعض الصفحات من الكتب فقط. “العودة الى القرية” كانت عنوانًا أكثر مناسبًا.

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Filed under Roman / Novel / رواية

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