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العدامة / Le quartier Adama / The Adama neighbourhood

المؤلف : تركي الحمد

(FRA)

Tout d’abord, je ne sais pas vraiment comment traduire ce titre … D’après ce que j’ai compris, il s’agit du nom d’un quartier spécifique d’une ville en Arabie Saoudite. Mot qui désignerait une surélévation du terrain, un peu comme une dune. (Mais “dune” est d’un banal pour ce pays … J’ai préféré donc garder le nom tel quel, d’autant que ce mot n’a pas l’air d’être courant pour désigner une dune).

Ce roman est le premier d’une trilogie qui suit un personnage principal de son enfance à l’âge adulte. L’histoire de Hisham, étudiant de lycée curieux et tranquille vivant dans l’est du royaume. Il dévore tout les livres qui lui tombe sous la main, et entretient des idées politiques engagées, au point de s’engager dans une organisation communiste, ce qui l’effraie aussi, geste qu’il regrettra son geste par la suite, déçu de la réalité de cette organisation et des effets négatifs que son appartenance à ce groupe provoque sur ses amitiés, sans parler des mensonges qu’il doit fabriquer devant ses parents. S’y développe également les amoures, entre la voisine de son âge qu’il ne peut à peine voir et un autre femme, mariée, avec qui il entretient une relation secrète. En somme, c’est l’histoire d’un jeune saoudien dans une période de l’histoire du royaume non définie, mais je suspecterait que cela se passe du temps du règne de Faysal dans les années 60-70. Histoire d’un jeune qui découvre la politique, le monde en dehors de sa ville, et les filles.

Les deux autres tomes de la trilogie le suivent pendant ses années d’études (deuxième roman dont le titre est الشميسي) et puis plus tard dans la vie active, et la prison (dernier roman que je n’ai pas encore lu et dont le titre est الكراديب).

Autrement dit, pour ce qui est du premier tome du moins, une histoire très banale, universelle, mais qui a le mérite de montrer une réalité normale et banale d’un pays, l’Arabie Saoudite, habituellement recouvert de clichés, de mystère et d’histoires de démesure et d’horreurs telles qu’on les lit régulièrement dans les médias. On découvre que oui, il y a beaucoup de gens “normaux” là bas, avec les mêmes préoccupations que tout un chacun, même avec une culture particulière (notamment cette non mixité poussée), et que les habitants de ce pays sont loin d’être homogènes. Un aperçu tranquille dans une société par très différente des autres, dans le fond.

La seule particularité est peut-être que comme souvent, ce livre a été interdit dans le royaume, mais qu’il a été réimprimé plusieurs fois, et lu avidement. On peut à la limite dire que ce pays a un rapport particuliers au livres : les autorités passent leur temps à interdire des livres qui sont finalement lu par tout le monde en cachette (et ils le font d’ailleurs au nom d’un autre livre … Le Coran). Pour moi le principal, c’est que les livres soient lus !

(ENG)

First, I don’t know exactly how I could translate this title … If I understood it well, it is the name of a specific place in a city of Saudi Arabia. It is also a word that would mean a mound in the earth, a bit like a dune. But “dune” seems like such a common thing in this country … ! I prefered to keep the name as it is, especially since it seems a bit old fashioned to describe a dune.

This novel is the first of a trilogy, following a character from his childhood days to his life as a grown-up. This is the story of Hisham, high-school student, curious and quiet, living his life in the eastern part of the kingdom. He reads everything that falls into his hands, and has some engaged political thoughts. This leads him to register in a communist organisation (unlawful of course), which will frightens him, and which he will come to regret because it is not as he expected it to be, and because of the negative effects it has on his friendships and the lies he has to tell to his beloved parents. We also read about his love life, between the pretty neighbour, same age than he, but whom he cannot see as much as he would like, and his secret relationship with a married woman. In brief, it is a coming-of-age story of a young Saudi in an undefined period of its history, but I guess it’s during King Faisal’s reign. Coming-of-age story with politics, religion, girls and the discovery of a wider life beyond one’s home.

The other two novels follow him during his university days (that’s the second novel, of which the title is الشميسي) and later his adult life and prison (that’s the last novel but I didn’t read it yet : الكراديب).

It appeared to me as a universal story, as to the first novel at least, a common story that I found great in that it depicts the normal and usual realities of a country, Saudi Arabia, that is most of the time only talked about with clichés, mystery and crazy extreme (if not horrendous) stories in the medias. This book is another occasion for the reader to discover that there is lots of “normal” people there, with the same desires and experiences than everywhere else, even if set in the context of a particular culture (notably the non-mixing of the sexes part). And that the inhabitants of this country are far from being all the same …

The only real particularity might be that this novel, like many others, has been banned in the kingdom, and that it has been pusblished many times, and widely read. This country has really a curious relationship to books : the authorities spend their time bannishing stuff, only to make them all the more read and bought under the counter (and they do this in the name of another book … The Quran). For me, the main thing is that books are read, in the end !

٫هذا الكتاب لا يحتاج مقدمة طويلة بالعربية لأنه مشهور جدا في العالم العربي على ما أعتقد. هو أول كتاب من ثلاثية للكاتب السعودي تركي الحمد و يروي قصة شاب سعودي من أيامه في المدرسة الى حياته كرجل. هذا الجزء الأول يروي أيامه في الثانوية وكيف يقرأ كتب كثيرة وينضم في منظمة شيويعية محظورة وكيف هي تخيب آماله ويشوه صداقاته وعلاقته مع والديه … ونقرأ أيضا عن حياته العاطفية.

قصة عادية من شاب عادي وذكي في بلد  غير عادي (من نظر مرأة غربية مثلي) وأحببتها لهذا السبب بالضبط : بعيدا عن كل الكليشيهات والقصص المخيفة والارهابية التي يمكنك أن تقرأ في إعلام الغرب عن السعودية فهذا الكتاب يقدم حياة الناس العادية في بلد معين وله ثقافة خاصة ولكنها ليست مختلفة الى الحد الذي نتخيله.

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حكاية وهابية / Une histoire wahhabite / A Wahhabi Story

المؤلف : عبد الله المفلح

دار النشر : المركز الثقافي العربي

 

(FRA)

Voilà un très bon roman pour qui s’intéresse à ce sujet médiatique par excellence : nos chers salafistes-islamistes-extrémistes-(et tous les -istes qui vous viennent en tête). En ces temps de guerre contre le terrorisme renouvellés, voilà une bonne façon de “rentrer dans la tête d’un terroriste” : loin des jugements de valeur, c’est un roman qui aborde avec subtilité les parcours différents de quelques jeunes saoudiens qui se radicalisent au cours des années. Comment en arrive-t-on là … Rien de très surprenant au final, ni problème inhérent à l’islam (du moins pas plus qu’une autre religion ou idéologie) ni problème génétique saoudien, mais plutôt ce qui arrive partout : désoeuvrement + cherche un sens à la vie = expérience radicale, à la recherche d’une sensation d’appartenance, d’une fraternité forte dans des moments forts, une lutte pour la vie, pour les idéaux, surtout dans une société qui ne propose rien d’autre que l’ennui, les dettes, une vie plan plan. Bref, ce qui a toujours guidé beaucoup de gens à travers les siècles pour tout un tas de luttes … Et qui certainement guide les “jihadistes”* occidentaux vers la Syrie et l’Irak aujourd’hui.

Le personnage principal “s’en sort” grâce à des lectures, tandis que certains de ses amis continuent dans la lutte armée … Mais leur amitié, testée et malmenée, reste. Mélanges de souvenirs, de réflexions, de prise de positions, de questionnements existentiels. Le personnage principal finit par trouver la seule stabilité possible : le doute éternel, alimenté par son passé et ses lectures.

Dans le même style “dans la tête d’un terroriste”, publié il y a une dizaine d’années : الإرهابي 20  de عبدالله ثابت aux éditions دار المدى

* Je ne répéterai jamais assez que ce terme est malmené dans nos médias. Le jihâd n’est pas une guerre sainte, c’est, littéralement, un “effort”. Le grand jihad est l’effort sur soi (pour contenir ses colères, etc), le petit jihad est la lutte défensive (et jamais offensive). D’innombrables théologiens et experts se sont égosillés à l’expliquer au cours des siècles, mais il semble qu’ils soient peu entendus.

(ENG)

This is a very good novel for anyone interested in this very mediatic thing : the good old salafi-islamist-extremist-(and any -ist you can think of). In these renewed times of war against terror, this is a good way of getting “inside a terrorist’s head” : far from prejudices and clichés, it is a subtle novel on the lives of several young Saudis who become radicalized through the years. How do you become that ? Nothing surprising, not an inherent problem to islam (not more than any other religion or ideology) nor a genetic thing of Saudi Arabia … But a very common equation : induced idleness + looking for a sense to one’s life = radical experience sought for, looking for a feeling of belonging, of strong brotherhood in the face of major and dangerous situations (why war movies are so popular in the West ? same feeling sought out, in a different way), a fight for life, for ideals, in a society that has nothing to propose other that boredom, debts and a routine life. In short, something that has guided scores of people through the ages … And certainly guides the western “jihadis”* towards Syria and Iraq today.

The main character gets out of his radicalism thanks to readings and books, while some of his friends go on with the fight … But their sometimes tensed and problematic friendship stays on. This is a mix of rememberances, thoughts, stances towards some issues, and existential questionnings. The main character ends up finding his only possible stability : eternal doubt, nourished by his readings and his past. 

In the same vein “inside a terrorist’s head”, published some 10 years ago : الإرهابي 20  by عبدالله ثابت, publisher دار المدى

* It bears repeating that this word in misused in our medias. Jihâd is not a holy war, it is, litteraly, an “effort”. The great jihad is the effort on one’s self (to contain anger, etc), and the small jihad is defensive fight (never offensive). Countless theologians and experts have tired themselves repeating that but noone seems to pay attention these days.

 

 

رواية مهمة عن قضية الجهاديين العزيزة لدى الاعلامات الغربية … الطريق الافضل لاكتساف “ماذا يدور في رأس الشباب الذين يختارون التطرف”. رواية بعيد من الكليشيهات والحكم السريع … الاسباب للتطرف نفسها بكل أيديولوجيات وأديان وبالدان وعصور : لما لا يقترح المجتمع غير الضجر والديون والحياة بدون تنفس فيذهبون الناس يبحثون على معنى لحياتهم وتجريبات تجعلهم يشعرون أنفسهم أحياء ويدافعون عن قضية ونظرية وحياة تستحق أن تعاش. يبحثون عن نفس الشعور التي نبحثها في أفلام الحرب : الشعور بالأخوة  والشعور بالانتماء لشيء أكبر من النفس.

رواية آخر عن نفس الموضوع : الارهابي 20 لعبدالله ثابت

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معارك طاش ما طاش / Les batailles de Tash ma Tash / The battles of Tash ma Tash

المؤلفة : بدرية البشر

الناشر : المركز الثقافي العربي

(FRA)

Qu’est-ce donc que Tash ma Tash ? Non pas un lieu, mais une série télé. Série télé comique qui a été diffusée pendant des années au moment du Ramadan en Arabie Saoudite (parce que le mois de Ramadan c’est aussi le mois des séries dans le monde arabe). Série télé comique qui à travers ses sketches s’attaque à à peu près tout les sujets de société du royaume, y compris les droits des femmes et la police religieuse , et donc bien évidemment, comme on peut s’y attendre, cela en a irrité quelques uns …

Ce livre relate donc l’histoire de cette série, et le fait social qu’elle est devenue, les réactions du public, et plus généralement des deux courants de pensée présents en Arabie Saoudite, les modérés et les radicaux. Succès éclatant, regardée par l’écrasante majorité de la population, allant du travailleur pauvre au roi lui-même, cette série a duré de nombreuses années, malgré les fatwas diverses et variées, y compris des plus hautes instances religieuses.

L’auteur analyse cette batailles entre courants, entre pro et contre, selon ce qu’elle appelle “l’esprit d’interdiction” (du mot arabe “tahrîm” lié à la notion de “harâm”, et qui recouvre à la fois la notion d’interdit et de sacré … Manger du porc c’est “harâm”, mais la Kaaba est aussi la maison sacrée, c’est-à-dire “bayt al harâm”. J’adore ces bizarreries de la langue arabe). Esprit d’interdiction qui pousse les extrémistes et radicaux religieux à voir du “harâm” dans à peu près tout (et on sait que certains religieux saoudiens peuvent être drôlement inventifs dans le genre) et donc rédiger une fatwa le concernant. Ici, cette série s’inscrit donc en plein dans le camp combattant cet esprit d’interdiction qui étouffe la société, non pas par choix délibéré, mais simplement de par sa nature comique, et des sujets abordés par les deux acteurs et créateurs de la série. Et visiblement, elle a souvent réussi à remporter la mise.

A noter : l’auteur, sociologue et écrivain dont j’ai déjà parlé dans d’autres articles, est la femme d’un des deux créateurs de la série (Nasser al Qasabi, pas loin d’être l’équivalent de Louis de Funès en Arabie Saoudite)

(ENG)

So what is Tash Ma Tash ? Not a place, but a TV series. Running for years during the month of Ramadan in Saudi Arabia (because Ramadan is not only the Holy month, it’s also the TV-series month in the arab world). Comic TV series made up of sketches about any subject or hot social topic in the kingdom, including women’s rights and religious police … So as one can expect, it has ruffled some feathers the wrong way.

This book relates the story behind this series, and the social fact it has become in the Kingdom. The viewers’ reactions, and more generally the two main school of thought present in the Kingdom : the moderates and the radicals. The series was a huge success, the majority of the country’s population following it, from the poor worker to the king himself, and this has lasted for years, despite many a fatwa from the most important clerics of the country.

The author analyses this battle, between those in support of the show and those against, with the concept of “the forbidding spirit”. (On this note : the arab word for “forbidding”, “tahrîm”, covers both the notion of “forbidding/banning” and the notion of “sacred” … Eating pork is “harâm” (forbidden) but the Kaaba is also the Sacred House, “bayt al-harâm”. I just love these quirks of the arabic language). This forbidding spirit is what drives the radicals to see “harâm” things everywhere (and how inventive Saudi clerics can be on the matter is well known), and then go on writing a fatwa about it. So this TV series is squarely in the middle of the battle between those who want to get rid of this forbidding spirit and support the TV series which finds itself politicized, not by choice, but by its comic nature. And most of the time it seemed to have won the battle …

Sidenote : the author, sociologist and writer whom I already mentionned in other posts, is the wife of on of the two creators of the TV series (Nasser al Qasabi).

يتناول هذا الكتاب المسلسلة تاش ما تاش كظاهرة اجتماعية في المجتمع السعودي حسب المفهوم “روح التحريم” وهو ما يدفع البعض الى تحريم كل شيء وأي شيء في هذا البلد فتشرح الكاتبة كيف أصبحت المسلسلة ظاهرة مسيسة ومشهورة الى حد لا تخيل صانعوها في البداية فقط لكونها مضحكة ومتناولة قضايا اجتماعية “ساخنة”

كتاب مثير للانتباه لمن يريد أن يعرف ما هي الخطوط الحساسية في هذا البلد وكيف الضحك قد يكون أسلحة مهمة.

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“مسامير” و” خمبلة” : Deux séries à voir / Two Must-Watch Series

(disponibles sur youtube/on youtube)

مسامير :

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(FRA)

La première, “clous”, est un dessin animé humoristique qui passe en revue quelques sujets de société en Arabie Saoudite, et dont le ton se rapproche beaucoup de la série américaine “Daria”. Personnages plus ou moins récurrents qui représentent tous un certain trait de caractère : l’intelligent désabusé, le débile, le prof un peu bizarre, un chien qui parle … Et des pixels (représentés comme petit trucs carrés de couleurs, avec jambes et bras, qui parlent. Les autres personnages les appellent parfois simplement les “carrés”).

Pas besoin de connaître le dialecte nejdi parfaitement pour comprendre le gros de l’histoire (on reste tout au plus frustré de ne pas pouvoir comprendre toutes les blagues et références). On se rigole ne serait-ce que des personnages eux-mêmes et de leur façon de bouger ou de parler. C’est en tous cas une très bonne façon de découvrir cette société habituellement présentée comme austère …

(Un grand merci à Nicole de The Same Rainbow’s End qui me l’a fait découvrir dans son article).

(ENG)

This one, “nails”, is a cartoon that goes over some more of less important society issues in a humouristic manner. The tone of the cartoon (and the drawing itself) feels close to the american cartoon “Daria”. There some recurrent characters : the smart but disillusioned student, the stupid guy, the weird teacher, a talking dog … And pixels. (Pixels are represented as little coloured talking squares, with arms and legs. And the other characters sometimes just call them “squares”).

No need to understand the nejdi dialect to understand the main storyline (but it can be frustrating not to understand every joke and reference). You can have a good time just by watching the characters themselves and how they move and talk. Anyway, it’s a good way to discover a society that is most of the time presented to us in a stark manner. (Speaking of stark (leading to Starks), there is a little reference to Game of Thrones in this episode).

(A great thank you to Nicole of The Same Rainvow’s End who made me discover it through her post).

خمبلة :

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(FRA)

Petite série d’épisodes courts, dont les sujets tournent souvent autour des étudiants saoudiens à l’étranger, sur le ton de l’humour, et les situations qu’ils peuvent rencontrer. Moitié en anglais, moitié en arabe, là non plus, ne pas tout comprendre du dialecte n’est pas trop un problème …

PS : Pour les saoudophiles comme moi qui se sont longtemps posé la question “qu’est-ce donc que ce jeu de carte, baloot, que l’on retrouve partout dans leurs séries ?” (et dans cet épisode) … Un exotisme qui n’en est pas un : ce n’est rien d’autre que la belotte !

(ENG)

Little series of short episodes, whose subjects are mainly about Saudi students overseas, and what they might experience there. Humouristic, half in english, half in arabic, you also don’t need to absolutely understand everything to enjoy it …

PS : For the saudophiles like me who wondered for a long time what was this card game, baloot, you see in every saudi TV series (and in this episode) … Well, it’s not that exotic (not for french people at least). It’s nothing else than “belotte”, a card game widely played in France, especially by older people. I would never have thought it was played anywhere else on earth !

Et bien sûr pour qui ne connaît encore pas, allez voir “Shankaboot”, série-web libanaise (ici sous-titrée en anglais, mais il me semble que le site d’Arte l’avait proposé en sous-titré français) :

And of course, for those who don’t know it yet, there is “Shankaboot”, web TV series from Lebanon (subtitled in english !):

( or click here )

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